La Renault 5 noire

J’ai en tête depuis quelques jours l’image de la Renault 5 noire de ma sœur. Je ne sais plus quel était la finition, je me souviens juste d’un pare-choc sport.

Cette voiture me rappelle les années où ma sœur travaillait comme secrétaire dans une usine d’électronique voisine, au pied des falaises. Elle venait régulièrement déjeuner chez nous avec ma tante elle aussi secrétaire de direction du boss.

C’était des moments agréables où je ne comprenais pas forcément grand-chose aux conversations, mais c’était un peu la fête avant de retourner au collège.

Je n’ai pas de souvenirs de l’intérieur de cette voiture, de voyages particuliers, juste celle de l’émancipation de ma sœur qui avait alors son appartement en ville et une relation déjà particulière avec son compagnon, futur père de ma nièce.

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Techno diary #1729


Côté amitié ? C’est clairement le calme plat. Je n’ai vu personne. J’ai échangé par SMS avec Y71 pour sa fête. Je voulais absolument parler à X72. Je sais qu’il est en vacances, j’ai toujours peur de le déranger.

Amour ? Nous sommes plutôt dans une belle phase côté sentiments. Je ne sais pas si ce sont nos petits soucis de santé ou nos préoccupations, mais cela va bien de ce côté. Peut-être aussi son état de fatigue et la chaleur qui l’incitent à faire un peu plus souvent la sieste l’après-midi, sieste qui devient parfois crapuleuse et invite à des prolongations nocturnes. Notre relation s’en ressent positivement, nos accrocs s’effacent dans une forme de positivité qui nous permet d’aller de l’avant.

Conso ? Toujours pas un rond pour consommer. Enfin, façon de parler, je digère les potentialités de la voiture de fonction associées au Galaxy S8 et à la connectivité en mobilité. L’écoute de Deezer même dans des zones faiblement couvertes par la 4G+ est fantastique.

Culture ? Une éternité que nous ne sommes pas allés au théâtre ou au ciné. Y75 va au théâtre de plein air demain avec ses collègues. Cela me manque. Je prendrai bien un abonnement, à Lyon ou à la MC2. Rêve. A défaut, ce dernier week-end nous avons profité en Ardèche de festi’jeux. Est-ce de la culture ? D’une certaine manière je pense.

J’ai lu Journal d’Aran et d’autres lieux de Nicolas Bouvier cette semaine. Les îles d’Aran, un lieu qui m’est très cher. Pour de nombreuses raisons. Amusant de voir son regard dans les années 80, un peu avant que je n’y séjourne. Envie d’écrire ma chronique de ses années Aran. J’ai entamé la lecture de Retour à Conques, de Jean-Claude Bourlès si je n’écorche pas son nom. Sujet intéressant au regard de mes velléités de randonnées longues. Mais l’écriture est pour l’instant vraiment ampoulée pour mon humeur. Je persiste cependant à faire une deuxième tentative.

Mood ? Mon humeur est assez bonne. Je profite un peu plus des enfants à mesure que l’urgence permanente de l’entreprise s’apaise un peu avec l’approche du mois d’août. Je suis plus libre de les écouter, de jouer avec eux, de plaisanter avec AO006, d’être complice avec BEA008, de prendre le temps d’observer et de savourer les moments avec CEO016.

Famille ? Ce matin, début de la technosemaine 30, j’observais CEO0016 dans son siège auto. J’avais le sentiment de déborder d’amour, l’espace d’un instant je l’emmenais à l’autre bout du pays rien que pour être avec lui, pour mieux le connaître, pour lui insuffler ma force. Je me suis surpris à lui dire dans son sommeil qu’il ne devait jamais oublier à quel point je l’aimais.

Cela me fait penser à mon père. J’ai senti et je sens encore l’amour fort qu’il me portait lorsque j’avais 4, 5 ans, ses rires, ses chants, comme si rien n’était grave, comme si tout était léger, comme il disait, le mouron, c’est pour les oiseaux. Emporté par le tourbillon de la vie, je sais qu’il m’envoyait de l’amour à distance même si l’on peut lui reprocher d’avoir eu la lâcheté de disparaître. Mais personne ne peut présumer de l’avenir. Et aujourd’hui, alors que les choses ne vont pas si mal, je tiens à ce que mes enfants sentent ce que j’ai à leur donner.

Loisir ? Week-end de repos en Ardèche, piscine au gîte, Festival des jeux de Vals-les-Bains, retour tardif à la ville. A part cela, lecture comme je l’ai dit plus haut, mon emploi du temps ayant encore été bien chargé.

Face à l’actualité ? Une sorte d’indifférence molle en ce moment. Je trouve comme beaucoup que la réduction des APL est une maladresse symbolique forte que Macron va payer à la rentrée. Les besoins d’économie ne doivent pas se faire au détriment de ceux qui bossent et qui ont le moins, en l’occurrence les travailleurs pauvres et les étudiants. Côté sport, je suis avec prudence les premiers pas du GF38 newlook en préparation du National 1, avec ce dernier petit 0-0 contre Nîmes. Un peu effaré des mouvements en Ligue 1 de foot, Paris bien sûr mais également Marseille, Monaco, Lyon et… Lille.

Côté santé ? Toujours ce souci de candidose. S’y ajoute une élongation d’un muscle sous la voute plantaire assez douloureuse… En positif, je suis en cette fin de technosemaine #1729 à 88,3 kg. Reste à poursuivre l’effort sans trop me faire mal. J’ai nettoyé les béquilles et je vais, je pense, ménager les jambes en travaillant un peu les abdos. Et cela fera jaser les collègues et le voisinage…

Couru 30 minutes, pour une course totale de 46 minutes avec dénivelé de 250m. Pas mal, ralenti en cherchant le chemin noyé dans la végétation. Je dois travailler les abdos. Mais quel chemin parcouru depuis novembre.

To do ? Enorme, énorme, je fais la liste et on en reparle en fin de technosemaine #1730… Ranger mon bureau. Beaucoup de choses concernent l’entreprise d’ailleurs, sans parler de l’acquisition de la nouvelle maison pour laquelle le coup est parti sans que nous sachions trop si la flèche bancaire envoyée va nous permettre d’atteindre notre cible.

Wishlist ? Dans les objectifs à court terme et réalisables ? Aller au Pays Basque, Courir deux fois par semaine et travailler le haut du corps. Acheter et lire La Frontière exactement, récit du parcours de Lionel Daudet sur la ligne de la frontière française…

Bonne semaine à tous !

 

Recentrage 2

En clair, il m’arrive parfois de ne plus savoir qui je suis. Entre le pro, le familial, le rêve et l’inspiration qui n’ont plus que la portion congrue.

Back to basics. Un homme, quarantaine, vit en couple, trois enfants, un toit, un terrain à vendre, un métier de consultant ultra prenant. Condition physique moyenne. Quelques courses régulières. Moins avec la chaleur des week-end du Massif Central et la pollution de la ville en semaine.

Concentration sur l’objectif. Sur l’entreprise, sur ceux que j’aime, qui me manquent, réseaux sociaux palliatifs. Exister autrement qu’à travers les réseaux sociaux. où la réalité, l’authenticité des propos est biaisée par la visibilité publique et universelle, impossible à gérer avec des proches, des partenaires, des clients… J’abandonne pour l’instant l’idée d’être publiquement présent, trop de questionnements en lien avec la perception.

Opération 1. Retrouver de la concentration malgré la lourdeur orageuse de l’atmosphère, ce texte par exemple, à réduire. Etape 1 Fragmenter, décomposer les phrases, Pour mieux recomposer.

Il y a parfois dans la concentration des moments lourds de découragement et d’environ de mourir. Il faut les dépasser.

 

Recentrage

Il faut que je déconnecte. Pour mieux connecter. Comme un reboot. Rien ne fonctionne. Plus aucun neurone ne semble reconnaître son voisin. Les tâches sont effectuées machinalement entre deux consultations compulsives de mon smartphone. La folie me guette. Comme une sorte de fusion cérébrale incontrôlée, comme une centrale nucléaire dont le réacteur s’emballerait pour ne plus émettre que des rayonnements nocifs. Paradoxe, je me tourne vers ce blog en friche pour retrouver du sens. Écrire plutôt que de tweeter des répliques minimales et sans signification profonde. Ecrire plutôt qu’instagrammer des instantanés appartenant déjà à un passé indistinct, hier, il y a dix ans, il y a 20 ans. I will Survive par Cake m’accompagne. Je dois redonner du sens pour remettre la marche avant. De l’aide ? Je ne peux compter que sur moi.

Mlog

La chambre est dans la pénombre. Je me réveille. Dehors le coq râle. Le soleil plombe et le soleil est au zénith. Mon fils est à 200 km et joue un tournoi il est surclassé en u13. Une occasion unique pour lui avant de partir en sport étude l’année prochaine. Je sors et vous écris de ma terrasse sous le tilleul alors que j’entends les premières cigales. Ce soir il faudra rentrer dans la grande métropole et ses embouteillages. En attendant à nous la piscine.

Matinée rude

Je suis fatigué. J’ai énormément dormi après le repas. Une heure. C’est énorme. Dur d’émerger. Dur de se recentrer. La matinée a été rude. Accueillir des entreprises pour un chantier de montagne. Cela s’est bien passé. L’un des chefs d’équipe était un passionné de randonnée et nous avons eu l’occasion d’échanger.

J’ai eu du mal à tenir mon serment. Les serments sont faits pour être respectés. La pression sociale est forte cependant. Y compris venant de X75. Alors j’ai inscrit une tolérance. 3 verres dans la semaine. J’en ai bu un hier soir. Un verre de vin, sans sulfites, un peu pétillant…

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Je me remets au travail devant mon bureau. J’ai coupé la radio lorsque la campagne officielle des présidentielles s’est annoncée. J’ai mis ma play list Indie.

Hier, AO006 s’est couché vexé. Je l’ai repris, lui demandant de ne pas répondre à sa mère, puis, vigoureusement, de se rasseoir pour que nous parlions, pendant que BEA008, sa soeur, allait se brosser les dents. Il n’a pas aimé. J’ai eu le sentiment ce matin avant mon départ qu’il voulait faire comme s’il pouvait se passer de nous, aller chercher le car seul, à l’heure qu’il souhaitait, eut-il du attendre une demi-heure les premiers copains… L’adolescence arrive et c’est déstabilisant. Pendant ce temps, CEO016 fait le clown du haut de ses un an. Un peu pour détendre l’atmosphère. Quel challenge pour un bébé d’arriver dans une famille avec des grands frères et soeurs, un passé familial qu’il n’a pas vécu…

Fin de la pause. Je recharge la cheminée. Je dois remettre la machine en route, agenda, mise à jour du planning, traitement de mes mails. Puis je me consacrerai à l’audition de vendredi. Pleinement.

Serment

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Je fais le serment de réduire sérieusement ma consommation d’alcool dans les trois mois qui viennent.

Trop de pression.

Une fois de plus, une fois de trop, le verre superflu, une parole qui dépasse ma pensée, avec X75e, ses parents, devant les enfants. Pas si méchant mais.

X75e souffre. je ne veux pas la faire souffrir.

Cela me fera du bien. Je ne veux plus faire de mon corps un réceptacle des tensions du monde qui l’entoure.

Pour le reste, la nuit porte conseil.